Les bases de l’apiculture corse et de l’AOP

L’apiculture corse a connu de nombreuses étapes afin d’aboutir à ce qu’elle est aujourd’hui.  Portrait d’une structuration réussie.

L’APICULTURE RESTE UNE ACTIVITÉ ANNEXE JUSQU’À LA FIN DES ANNÉES 1970 

Fin des années 70 et début des années 80, plusieurs points marquent le développement de l’apiculture :
– la mise en place d’une formation en apiculture au Centre de Promotion Social de Corte ;
– la création d’une association de défense et de promotion de la qualité du miel de Corse («  U Bugnu Corsu ») qui aura un rôle fondamentale pendant plus de 10 ans ;
– des travaux sont menés à l’Université de Corse par Marie-Jo Battesti d’abord sur la caractérisation de l’abeille écotype corse, puis sur la caractérisation des miels de Corse par analyse pollinique ;
– la création des Groupements de Défenses Sanitaires Apicoles et des Syndicats départementaux d’apiculture ;
– un arrêté de 1982 interdisant dès lors « l’introduction en Corse de reines d’abeilles, de colonies et de matériel apicoles en provenance de France continentale ».

ET LA DÉMARCHE COMMENCE…

En 1991, le Syndicat régional de défense et de promotion de la qualité du miel corse est créé dans le but d’entamer cette démarche de reconnaissance en AOC.

Sous l’impulsion de d’apiculteurs fédérés, menés par Philippe Orsoni-Buisset, un dossier de demande est déposé auprès des services de l’Institut National des Appellations d’Origine (INAO) en 1993.
La Commission d’enquête de l’INAO, suite à sa venue en Corse en août 1994, « propose le principe de l’accession en AOC » et émettra « un avis favorable afin de mieux définir les terroirs et de déterminer si les noms de fleurs ou de régions doivent être étudiées avec la profession ».

L’AOC « Miel de Corse – Mele di Corsica » est reconnue par la parution du décret du 30 janvier 1998.

Le syndicat porte alors le nom de Syndicat AOC « Miel de Corse – Mele di Corsica ».